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DOSSIER : L'amour inconditionnel sait dire non


L'amour inconditionnel sait dire non

par Patrice van Eersel
Elisabeth Kübler-Ross, la grande pionnière des soins palliatifs, avait coutume de dire : « L’amour conditionnel est celui qui sait dire non. » Elle tenait à souligner avec force le fait qu’aimer n’était pas synonyme de complaisance, d’indulgence molle, de faiblesse vis-à-vis des personnes concernées par notre amour supposé. Si un vrai ami vous aime, il vous dit franchement ce qu’il pense, même si cela doit vous être pénible. Pareil entre amoureux : le véritable amant, l’authentique amante, comment les imaginer faibles et veules, n’exigeant pas de l’autre qu’il soit « à la hauteur » ? Comme nous lui demandions un jour ce qu’elle pensait de l’idée que tomber amoureux rend aveugle, la romancière Christiane Singer protesta avec véhémence : « C’est tout le contraire ! Vraiment tomber amoureux, c’est voir l’autre comme Dieu l’a rêvé ! » – donc le voir avec l’acuité d’une lucidité extrême.
N’en va-t-il pas de même vis-à-vis de soi-même ? Nous vivons à une époque où l’on entend souvent dire que nous devons absolument « nous aimer nous-même pour pouvoir aimer les autres » – comme une sorte de corolaire de la phrase évangélique « aime ton prochain comme toi-même ». Or donc, si nous reprenons la logique de notre premier paragraphe, vraiment s’aimer soi-même, ce serait oser se dire non à soi-même. Non à nos propres penchants rabougrissants, petits, mesquins, lâches, voire franchement négatifs ou pervers. Vaste programme, comme aurait dit le général de Gaulle !
Mais cette vastitude n’est pas seulement due à la rudesse de la tâche première. Elle tient aussi à son aspect contradictoire. Car, sans nier ce qui vient d’être dit, beaucoup de grands sages disent aussi ceci : la quête de vérité exige que l’on s’accepte tel que l’on est. Confrontés à nos faiblesses, nous devrions donc être indulgents avec nous-mêmes. Nous pardonner – « comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », pour reprendre une phrase du Notre Père, la plus importante prière chrétienne. L’instructeur bouddhiste Fabrice Midal le dit de façon plus cavalière, en titre de son dernier best-seller : « Foutez-vous la paix ! »
Nous voilà donc face à un passionnant casse-tête : nous devons à la fois savoir dire non à ce qui ne nous paraît ni bon ni juste – qu’il s’agisse de quelqu’un d’autre ou de nous-même – et, en même temps (une expression que l’histoire retiendra peut-être comme une signature de notre temps), accepter ce qui est tel que c’est, avec sérénité, indulgence et esprit de pardon. Pour les deux temps de cet oxymore, la difficulté n’est peut-être pas où nous la plaçons spontanément. Ainsi, le petit enfant apprend à dire « non » bien avant « oui » : nous n'existons d'abord qu'en nous dégageant des autres. C'est en disant non que notre langage s’est constitué en premier, lorsque nous étions bébé. Ce qui est étonnant, c’est que devenus adultes, il nous faille réapprendre cette façon simple plus tard. Et cette façon beaucoup d'adultes l'ont oublié et acceptent de subir leur vie sans oser refuser. Chemin faisant, un mélange compliqué d'empathie et d'esprit de soumission nous fait souvent oublier ce premier réflexe élémentaire. Pour que nos oui soient vrais et beaux, réapprenons à dire non quand cela s'impose. Plus vous saurez dire non, plus votre oui sera fort.
Mais oui à quoi ? La première chose à faire est de préciser – aux yeux des autres et de soi-même – quelles sont nos valeurs et nos contre-valeurs. S’accepter soi-même, c’est d’abord accepter son corps. Mais contrairement à ce que l’on s’imagine souvent, le corps n’est pas une chose simple, de nature homogène. La façon que nous avons de le vivre dépend profondément de la culture qui imprègne nos croyances.

La quête de soi exige que l’on s’accepte


Paradoxalement, le fait de ne pas s’accepter endurcit la cuirasse de l'ego. On se met à percevoir le monde autour de soi comme une menace permanente. Ceci s'accompagne de pensées compulsives visant à médire sur les autres par le jugement, ou par le besoin de rivaliser et de dominer. C’est également vrai pour le corps physique, qui devient dur et rigide en raison de ses résistances psychologiques. Selon beaucoup d’instructeurs spirituels, l'inconscience ordinaire, l’illusion, la conscience conditionnée est toujours reliée à la non acceptation du « ici et maintenant ».
Faites-vous partie de ceux qui souhaitent toujours être ailleurs que leur « ici » et dont le « maintenant » n’est jamais assez bien ? En vous observant, essayez de voir si tel est le cas pour vous… et si c’est le cas, essayez l’acceptation inconditionnelle du moment présent. Où que vous soyez, soyez-y totalement ; quoique vous fassiez, faites-le à fond ; quoique vous ayez, possédez-le pleinement. Si votre situation, ici et maintenant, est intolérable et vous rend malheureux, trois possibilités s'offrent à vous : vous retirer de cette situation, la changer si vous pouvez, ou l'accepter totalement.
La non-acceptation est une forme de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est un jugement. Sur le plan émotionnel, c'est une forme de négativité. Cette résistance est génératrice de souffrance. Plus vous êtes capable d'accepter le moment présent, plus vous serez libéré de la douleur, de la souffrance et du mental.
Si vous ne pouvez rien faire pour rectifier ou pour vous retirer de la situation, alors acceptez-la totalement en laissant tomber toute résistance intérieure. Lâchez prise. L’ego, qui adore s'apitoyer sur son sort, ne pourra plus subsister. En agissant ainsi, vous vous libérez intérieurement de la situation et vous la verrez peut-être changer sans aucun effort de votre part. Une chose est sûre : vous serez plus libre.
S’il y a quelque chose à faire que vous ne faites pas, ne culpabilisez pas, acceptez-le. Ou vous le faites tout de suite, ou vous acceptez votre inactivité, votre passivité, votre paresse. Revendiquer votre choix. Soyez aussi paresseux ou inactif que possible, vous en sortirez bientôt - ou peut-être pas. D'une façon ou d'une autre, il n'y aura ni conflit intérieur, ni résistance, ni négativité. Cela vaut aussi aux extrêmes, par exemple si vous vivez sous une tyrannie : soit vous lui échappez (physiquement ou mentalement), soit vous luttez contre elle, soit vous l’acceptez… seule façon paradoxale de vous en libérer – sinon, elle vous tyrannisera vraiment, jusque dans votre âme. La quête de soi exige clairement une chose : que vous vous pardonniez vraiment.
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La spiritualité concilie exigence et indulgence


Tout enseignement spirituel digne de ce nom comporte forcément une exigence, une fermeté, sinon une sévérité. Comment pourrait-il en être autrement quand l’enjeu n’est rien moins que l’éveil de la conscience (les religions abrahamiques parleraient plutôt du salut de l’âme) ? Si vous étiez guide de haute montagne, vous viendrait-il à l’idée de ne pas exiger rigueur, cohérence et concentration de la part des alpinistes que vous dirigez dans la voie d’une verticale à pic ? Quand il est question de l’essentiel, laxisme, laisser-aller et indulgence molle ne sont pas de mises. Réclamer que chacun fasse mouvoir sa vie de façon rigoureuse, centrée le long d’un axe ferme est l’un des points communs à tous les guides spirituels, qu’ils soient bouddhistes, hindous, toltèques, juifs ou chrétiens. Même Jésus, fils de Dieu ou prophète prêchant l’amour avant toute chose, eut des paroles cinglantes à l’égard des tièdes, des mous et de tous ceux dont « les non n’étaient pas des non et les oui pas des oui ».
Et pourtant – qui ne le voit ? –, un guide spirituel qui ne serait que dureté intransigeante n’aurait en réalité aucun charisme durable, aucune force de conviction réelle, il ne serait pas un vrai guide, car il ne serait pas ancré dans la réalité humaine. Erare humanum est, disaient les Romains, l’erreur est humaine et la perfection absolue a quelque chose de monstrueux. Qui aime vraiment son prochain est donc forcément prêt à « passer l’éponge » sur beaucoup d’imperfections. Quand on y réfléchit, cette indulgence a des raisons profondes. L’être humain est par essence incomplet, inabouti, inaccompli – c’est bien pourquoi il est intéressant : son modelage est en cours. Partant de cette constatation, certains enseignements spirituels vont jusqu’à dire que le mal absolu n’existe pas en soi, et que ce que nous appelons ainsi n’est en réalité que de l’inaccomplissement, de l’inabouti, autrement dit du bien encore immature, comme les raisins verts ne nous font du mal que parce qu’ils ne se sont pas encore assez gorgés de soleil.
Ainsi, l’indulgence s’avère-t-elle de bon aloi vis à vis de la personne dont le karma, c’est à dire le poids des causes passées sur les actes présents, pèse si lourd que cette personne ne peut à l’évidence pas accéder à certains niveaux de conscience. C’est bien pourquoi, même si cela contredit le dogme de leur Église, beaucoup de jeunes chrétiens d’aujourd’hui disent « croire à la réincarnation ». « Comment, demandent-ils, pourrait-on exiger d’une âme sortant d’un cloaque qu’elle accède en une seule vie à la Lumière ? » La lente avancée de l’âme individuelle vers l’état divin (ou le lent éveil d’une bulle de conscience, empêchée par des filets égotiques de rejoindre l’océan de la Conscience cosmique) suppose, presque « rationnellement » de nombreuses étapes, de nombreuses incarnations – tout comme, dans la tradition juive, le Peuple élu marche vers son Sauveur pendant quarante ans dans le désert, ou pendant des millénaires à la surface de la terre ! Les guides les plus pertinents sont peut-être ceux qui vous font alors remarquer que, tout comme plusieurs doigts appartiennent en fait à une seule main, plusieurs incarnations se rassemblent en une seule vie. Et cette vision nous apporte la sérénité d’une indulgence à la fois réaliste et bienveillante, qui s’appelle la patience.
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