Demain l'océan

Hugo Verlomme

L'océan est la clé de notre biosphère… et il n'a jamais été aussi menacé, pillé, pollué. Conçu dans la même veine optimiste que le film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent, ce livre présente des centaines de pistes géniales d'inventivité, à la fois bonnes pour l'océan et pour nous-mêmes. Face aux multiples destructions qui menacent l'océan, des milliers de lanceurs d'espoir agissent à leur façon, parfois avec une simple planche de surf, un voilier, à la nage ou en armadas de bateaux solaires. Certains sauvent des requins, des baleines ou des hippocampes, d'autres inventent des moyens inédits pour dépolluer l'océan, le guérir, coexister avec lui, capter ses fantastiques ressources. Il en est qui cultivent le corail ou les algues, d'autres déchiffrent le langage des cachalots, sans oublier ceux qui se battent pour créer des sanctuaires marins. L'idée est de s'attaquer aux solutions plutôt qu'aux problèmes. Place à l'écocitoyenneté, aux sciences participatives qui transforment plongeurs, navigateurs et internautes en antennes pour les scientifiques, place aussi au crowdsourcing, qui met en commun les données globales pour la protection du milieu marin. Lire la suite

400 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 160x240

INTERVIEW#xA;#xA;Patrice van Eersel : Ce « catalogue de ressources » très personnel constitue-t-il un bilan de vos quarante ans de recherches ?#xA;#xA;Hugo Verlomme : J'ai orienté toute ma vie, mes voyages et mes livres vers cet univers encore si mystérieux. Il y a urgence : les eaux montent et sont polluées et pillées à un rythme alarmant. Heureusement, des forces pacifiques et déterminées se lèvent. J'ai voulu profiter de mon expérience, de mes réseaux, pour réaliser ce livre à la fois initiatique et pratique. Comprendre que la mer est une entité sensible, voire consciente, doit nous pousser à la préserver, à lui permettre la résilience.#xA;#xA;Patrice van Eersel : Les « milliers d'initiatives » que vous recensez peuvent-elles nous sauver ?#xA;#xA;Hugo Verlomme : Nous sommes au début d'une nouvelle prise de conscience : nous n'aurons pas de futur sans l'océan – sans lui, plus de vie. Lorsque je me suis lancé dans ce projet de livre positif, je ne m'attendais pas à découvrir tant d'initiatives, petites ou grandes, partout sur la planète. Nous devons cesser d'être des touristes passifs pour devenir des acteurs, des lanceurs d'espoir et de cercles vertueux. C'est désormais possible grâce aux sciences participatives, qui transforment n'importe quel plongeur, marin, surfeur ou internaute, en puissant acteur de la protection marine. C'est la naissance de l'« océan digital » au service des citoyens de l'océan. J'ai voulu en donner les clés. #xA;#xA;Patrice van Eersel : Vous parlez des cultures d'algues aussi bien que des bateaux solaires ou des techniques de dépollution. Pourquoi avoir démarré par les plongeurs en apnée, qui n'inventent aucune technique ?#xA;#xA;Hugo Verlomme : 85 % des métiers à l'horizon 2030 n'existent pas encore. Je suis convaincu qu'une bonne partie de ces nouveaux métiers auront un lien avec l'océan. Mais pour pouvoir aimer la mer, la protéger, y vivre, y travailler, il faut avant tout y plonger, corps et âme. Les dauphins nous réapprennent l'apnée

Chapeau

Citation presse

Haut de page