Entre les plis du monde

Charles-Antoine Schwerer - Cécile Schwerer

Récit de 13 mois d’aventures

Nombre d’explorateurs ont sillonné l’Asie et en ont rapporté des récits fascinants, empreints de mystère, de dépaysement radical, de chatoyantes couleurs, de mille et une saveurs. Cécile et Charles-Antoine Schwerer, qui se sont connus sur les bancs d’une école de commerce, ont à leur tour décidé de parcourir ces contrées. Treize mois d’aventure parmi les peuples de Haute-Asie, et avec pour boussole les récits de voyages de leurs prédécesseurs. Ce livre retrace leurs pérégrinations, leurs impressions, leurs découvertes, leurs étonnements. Arménie, Mongolie, Caucase, Kirghizistan, Tadjikistan, Inde, Tibet, Himalaya, Bengale se révèlent à travers des portraits émouvants, des trajets éprouvants, des paysages époustouflants. On croise, grâce à de nombreux extraits d’œuvres, Nicolas Bouvier, Amin Maalouf, Alexandra David-Néel, Ella Maillart ou encore Sylvain Tesson. Comment vit-on dans ces pays au XXIe siècle ? Quelles aspirations nourrit-on ? À quelles traditions reste-t-on fidèle ? Comment, à l’heure de la mondialisation, la technologie s’immisce-t-elle dans le quotidien ? Un périple impressionnant, écrit d’une plume raffinée, récompensé par le prix du Témoignage d’aventure 2021. Lire la suite

416 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 148x225

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Epuisé

INTERVIEW Revient-on transformé d’un pareil périple ? De cette aventure, qu’est-ce qui restera imprimé en vous à jamais ? Charles-Antoine : Pas forcément transformés, mais plutôt complétés, ou augmentés ! Au fond, l’aventure radicale décuple des choses que l’on a déjà en soi de façon diffuse. Pour être heureux en passant un an à coucher à la dure, à manger peu, à lire des papiers d’ethnologues et des récits de missionnaires, à chercher les peuples les plus perdus de l’Himalaya, il fallait déjà aimer cela en puissance. Il fallait aimer le risque, l’inconnu, la pensée en action. On a simplement fait de cela un mode de vie ! Les aventuriers, écrivains et ethnologues, dont les lectures vous ont accompagnés, reconnaîtraient-ils les contrées qu’ils ont jadis explorées ? Cécile : Ils reconnaitraient des paysages, des caractères, des rites et des visions du monde. Ils reconnaitraient probablement ces regards éberlués. Et parfois, aux mains d’une aïeule au visage tatoué, ils hallucineraient de contempler un téléphone portable. En chemin vers une tribu perdue, ils seraient doublés par des 4x4 rutilants. Au fond d’une montagne desséchée, ils tomberaient sur la résidence de luxe d’un dictateur moderniste. C’est aussi cela la puissance du voyage contemporain : la bascule, d’une seconde à l’autre, de la tradition éternelle à la modernité. Comment les personnes que vous avez rencontrées, que vous avez un temps côtoyées, vous percevaient-elles ? Qui étiez-vous, que représentiez-vous, pour elles ? Cécile : Nous avions fait le choix de l’indigence. Il s’agissait de tester une vie pauvre, pour s’alléger mentalement et pour décentrer notre point de vue. En arrivant à pied avec une tente et trois abricots secs, nous voyions les nomades qui nous accueillaient comme de nobles princes himalayens. Si nous étions arrivés en hélicoptère avec un projet de développement, nous les aurions regardé comme des miséreux. De là à dire comment eux nous voyaient… cela a probablement oscillé aussi du prince au clochard ! Y a-t-il un visage, un regard, un sourire qui reste ancré en vous et qui vous accompagne désormais ? Charles-Antoine Un double regard, le dernier jour. Celui de deux vieilles religieuses rencontrées en Iran, cachées depuis des décennies derrière un grand mur. Leur visage était réellement éternel. Notre rencontre aurait pu se tenir au 2e comme au 31e siècle. Et notre discussion aussi.

Chapeau

A pied, sur les hauteurs de l’Asie, les auteurs se sont élancés à la rencontre des peuples. Une magnifique aventure humaine, physique et anthropologique.

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