Comment modeler son mode de vie 

Un avenir risqué mais ouvert à la création

Depuis l’aube des temps, la montée des inventions humaines s’est accompagnée d’une montée parallèle des périls. Aujourd’hui, nous savons que science et technologie, s’engendrant l’une l’autre, nous ont poussés jusqu’au bord d’un abîme. Mais elles nous fournissent aussi des fenêtres vers des solutions inouïes. Récemment, les neurosciences nous ont appris que nos cerveaux n’étaient pas figés dès l’adolescence comme nous le pensions, mais pouvaient se régénérer, se renouveler, se reformater jusqu’à la fin de la vie. Quant à l’épigénétique, elle nous apprend que nous ne sommes pas condamnés à subir l’héritage génétique de nos ancêtres, mais que nous pouvons modeler celui-ci par notre mode de vie, nos manières de nous alimenter, d’exercer notre corps, de nous comporter avec les autres et notamment de les aimer. De nos parents, nous n’avons pas hérité d’une musique, mais d’un instrument de musique, sur lequel nous pouvons jouer toutes sortes de mélodies ! Dans les deux cas – neuroplasticité et épigénétique –, l’un des aspects les plus frappants des découvertes est que nous ne sommes jamais seuls, mais toujours en lien étroit avec les autres : vos ondes cérébrales sont en résonance permanente avec celles des autres et l’influence que vous exercez sur l’expression de vos gènes peut se transmettre à votre descendance... Nous sommes beaucoup moins déterminés par l’extérieur que nous ne le pensions, donc beaucoup plus libres… mais aussi beaucoup plus responsables.

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