Le merveilleux naît de l'observation 

Devant des phénomènes absolument incroyables et stupéfiants, du moins pour nos esprits modernes, comme la voyance, le don de prophétie, la guérison à distance et, plus encore, les voyages « hors du corps » et les expériences de mort imminente, la tendance spontanée des personnes sensées est de dire : « Cela n’est pas scientifique, ce sont des charlataneries. » Il y a certes beaucoup de « fake news » et de « charlataneries » en circulation dans ce que les humains se racontent, aujourd'hui autant sans doute que jadis, mais arrêtons-nous sur un constat simple. En aucun cas un vrai FAIT ne peut être « scientifique » ou « charlatanerie ». Un fait est un fait. Il peut être observé de façon scientifique, ou politique, ou poétique, ou érotique, ou… culinaire (s’il s’agit d’une chose bonne à manger), mais en soi, le fait est là, devant nous, et c’est à nous de décider quel regard nous aimerions poser dessus. Bien sûr, la question de départ est d’établir si le fait existe ou pas. Quand il s’agit d’un fait matériel, énergétique par exemple, mesurable par des appareils existants, l’affaire n’est pas trop compliquée. Elle se corse quand le fait devient psychique, subjectif, quand il est question d’une expérience vécue qu’on ne peut pas, sauf à verser dans Molière, systématiquement réduire à un jeu de neurotransmetteurs. Voilà certes longtemps que les sciences humaines ont cerné et balisé cette question, établissant des critères pour « objectiver » le plus possible toutes les expériences vécues imaginables, qu’elles soient individuelles et collectives, ne serait-ce qu’en mesurant l’impact des expériences vécues sur les comportements observables. Seulement voilà, on le sait bien, les sciences, comme toutes les activités humaines, sont imprégnées d’idéologie et même de « modes » (fashion). Même les chercheurs les plus honnêtes partent, tout au fond d’eux, de prémisses implicites qui sont des croyances. Il arrive que ces prémisses soient tout à fait explicites et censurent tout bonnement des « faits incorrects ». Comme quand un dirigeant politique dit en conférence de presse : « Cette question ne sera pas posée », on voit couramment de grands scientifiques purement et simplement refuser d’étudier un phénomène. Telle est l’attitude, en ce moment, des autorités de santé vis-à-vis, par exemple, de l’homéopathie. Les hautes dilutions soignent mais, comme on ne comprend pas en théorie le processus, on refuse ne serait-ce que de mener des recherches sur le sujet. Et quand les homéopathes protestent, on leur demande : « Quelles sont vos recherches ? » alors que tout a été fait pour qu’ils ne puissent en mener aucune. La même attitude se retrouve dans de nombreux domaines, en particulier bien sûr sur tout ce qui touche la possibilité d’une conscience indépendante du corps – avant ou après la mort. Longue est la route de la conscience collective !

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