Nous protéger des ondes devient vital 

La pollution de notre très inconsciente et très folle civilisation est souvent visible à l’œil nu, comme quand la matière plastique envahit les océans et tue des millions de poissons, de baleines, de tortues et d’autres êtres marins, ou quand des milliards de tonnes de poisons sont déversés sur les terres arables pour booster telle ou telle espèce végétale aux dépends de toutes les autres. La pollution peut aussi se présenter de façon invisible, mais reconnue par tout le monde (ou presque). C’est le cas des fameux gaz à effet de serre, le CO2 par exemple, dont nous savons bien qu’ils modifient le climat terrestre dans des proportions telles que des catastrophes colossales sont annoncées. Mais il peut aussi arriver que les pollutions invisibles soient négligées, voire niées. C’est le cas de la pollution électromagnétique, dont la plupart d’entre nous n’ont absolument pas conscience. Il se trouve que certaines personnes ont la terrible malchance d’être sensibles à cette pollution et d’en souffrir, parfois terriblement. Représentent-elles une exception malheureuse ? Ou faut-il penser qu’elles jouent objectivement le rôle de cobayes d’avant-garde, qui nous signalent à l’avance un fléau dont les humains – et sans doute beaucoup d’autres espèces vivantes – seront un jour collectivement les victimes ? Une chose est sûre : nous devons nous rappeler que tout appareil électromagnétique (portable, ordinateur, tablette, four à micro-ondes, téléviseur, antennes de toutes sortes, jusqu'au compteur Linky) émet des ondes. De fréquences très diverses, celles-ci sont plus ou moins « dures » et nocives, mais ne peuvent en aucun cas être vues comme neutres et sans effets. Nos descendants nous considérerons certainement comme de grands irresponsables, sur tous les plans. Car il y a bien d’autres pollutions que nous sommes incapables de maitriser, notamment sur le plan psychique. Mais là, osons relativiser les choses… Les écrans qui happent désormais une bonne partie de nos existences ont tendance à littéralement kidnapper nos enfants – quand ils ne nous kidnappent pas nous-mêmes. Que penser de ces milliers d’heures désormais passées par nos contemporaines, surtout jeunes, devant les réseaux sociaux et les jeux vidéos ? Ne soyons pas manichéens ou passéistes. Écoutons plutôt ce que disent des neuro-psychologues comme le fameux Stanislas Dehaene, l’un des spécialistes français du cerveau. Selon cet homme remarquable et humaniste, nous ne devons pas nous laisser envahir par une peur similaire à celle d’un Socrate qui, en son temps, s’effrayait de la généralisation de l’écriture. Il pensait qu’elle allait ruiner la capacité des humains à mémoriser ! – s’il est exact que nous ne pourrions plus réciter l’Ilyade et l’Odyssée par cœur, on ne peut pas dire que l’écriture ait abîmé nos esprits. De la même manière, le Pr Dehaene fait remarquer que les enfants ou adolescents qui jouent aux jeux vidéos développent une formidable capacité de concentration et de présence réactive. C’est bien plus stimulant pour leur esprit que de rester passivement assis devant une télévision ! Le seul problème qui demeure, c’est l’addiction. Les jeux vidéos et les réseaux sociaux peuvent devenir une drogue très nocive. Et là, le remède est à la fois connu et de plus en plus rare : à ces jeunes, il faut des parents rigoureux, bienveillants mais capables de dire non et de mettre des limites, d’imposer un cadre : horaires stricts, refus du portable à table, etc. Espérons que tel est votre cas !

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