Appelons l’intelligence végétale à la rescousse 

Vous l’avez certainement remarqué : il ne s’écoule plus de mois, voire de semaine, sans que les chercheurs en éthologie nous rapportent de nouvelles découvertes, prouvant que les animaux sont non seulement intelligents, mais aussi sensibles et altruistes – y compris avec des individus d’autres espèce que la leur. Mais voilà que le phénomène s’étend de façon extraordinaire au monde végétal. Sans doute les personnes proches de la nature – par passion ou parce qu’elles y sont nées – le savaient-elles depuis toujours, mais les choses sont ainsi faites qu’aujourd’hui, il nous faut des découvertes « scientifiques » pour vraiment croire à quoi que ce soit, tel est notre karma, pourrait-on dire… Bouder notre plaisir serait toutefois fort dommage, car les découvertes scientifiques sur l’intelligence, mais aussi la sensibilité et même l’altruisme des plantes sont stupéfiantes ! L’un des aspects extraordinaires de ces découvertes part d’un double constat : les végétaux sont des êtres vivants comme nous, des sortes de très lointains cousins, mais qui ont utilisé leur programme ADN de façon si différente, que nous pouvons les regarder comme des extraterrestres. Ou plutôt l’inverse : eux qui ont opté pour un mode de vie à 100% sédentaire, enraciné dans la terre, doivent nous regarder comme des ovnis fébriles, incapables de trouver leur place et de s’y poser. Bien sûr les humains ont toujours considéré l’immobilité forcée des végétaux comme un handicap, qui les empêche notamment de fuir devant leurs prédateurs. Mais c’était très ignorant de notre part. Aujourd’hui, la neuro-botanique nous apprend que les plantes ont mis au point des systèmes hyper subtils pour se défendre, s’adapter, communiquer, s’épanouir et… manipuler les animaux, dont nous faisons, de ce point de vue, partie ! Le plus étonnant, c’est que le règne végétal détient sans doute les clés de beaucoup nos problèmes actuels. Car les modes de fonctionnement végétaux ont un point commun essentiel : ils sont radicalement et totalement décentralisés. Ni organes, ni hiérarchie, leurs fonctions vitales sont tout aussi sophistiquées que les nôtres, mais distribuées sur l’ensemble de leur corps, du bout des racines au sommet de leurs branches. Résultat : ils sont beaucoup plus résistants et résilients que nous, animaux, dont les organes spécialisés sont autant de talons d’Achille. Pour nous améliorer, une solution : imiter les plantes. De la désalinisation de l’eau de mer à la perforation des sols d’autres planètes, du traitement des addictions à la mise au point d’intelligences collectives démocratiques, la « bio-inspiration végétale » nous ouvre des perspectives fascinantes. Mais la subtilité du propos va beaucoup plus loin. Jusqu’à cette façon incroyable de se soigner : saisir à quelle émotion négative votre trouble (même physique) est dû, puis déterminer quel « esprit de fleur » peut effacer cette émotion, enfin d’attraper cet esprit dans une goutte de rosée alcoolisée que l’on vous glissera sous la langue. N’avez-vous jamais entendu parler de l’incroyable méthode des « élixirs floraux » ?

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